Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Guerre et paix dans le potager

Publié le par François MOAL

circe2.jpgJean-Yves COLLET Auteur Réalisateur - Consultant en Communication Environnementale, vient d’obtenir avec son dernier film « Guerre et paix dans un potager » le prix Buffon du Muséum d’histoire naturelle dans le cadre du festival Pariscience. Le film a été tourné dans un potager bio près de Châteaulin. « Guerre et Paix dans le Potager »  nous raconte de manière humoristique, poétique, mais rigoureusement scientifique, les aventures qu'entretiennent les légumes du potager avec les autres végétaux, les animaux, et les hommes qui les entourent. Ici, on n’utilise jamais de produits chimiques, et pourtant, chaque année, le potager est une véritable merveille de légumes, de fleurs… et d’animaux en tous genres.Site de Jean Yves Collet

Voir les commentaires

La biodiversité dans le jardin

Publié le par François MOAL

biodiversite.jpgComme beaucoup de jardiniers amateurs on aimerait avoir un beau jardin, des fleurs des oiseaux etc...voici quelques conseils que j'ai pu glâner ici ou la :( noe conservation par exemple) que j'essaie d'appliquer à moi même 
Laisser un coin en friche

La friche est riche en petites bêtes. Aider la nature à prendre ses droits transforme un jardin en refuge pour la biodiversité 

Accueillir la biodiversité

Les animaux sauvages, les oiseaux et les insectes ont parfois besoin d’un coup de pouce ! Mangeoires, nichoirs ou site d’hivernage favorise un jardin vivant 

Economiser l’eau

L’eau devient de plus en plus rare. Nous pouvons récupérer les eaux de pluie et réduire notre consommation avec quelques gestes simples 

Faire un compost

Un tiers de nos déchets peut être composté et le compost à maturité fournit un excellent terreau. 

Limiter l’éclairage de nuit

Les lampadaires sont des pièges à insectes. Eteindre les lumières ce n’est pas seulement économiser l’énergie, c’est également protéger les papillons de nuit. 

Planter des espèces locales

Planter des espèces locales c’est préserver la biodiversité naturelle 

Améliorer le sol naturellement.

Le sol est vivant. Pour le nourrir tout en respectant l’environnement, ayez le réflexe engrais naturel ! 

Choisir des produits respectant la nature

Pour protéger les plantation des insectes et des maladies, il existe des méthodes qui ne nuisent pas à l’environnement.

 

Voir les commentaires

Chemins...

Publié le par François MOAL

chemincreux.jpg

Les derniers chemins creux sont la mémoire de nos ancêtres, combien d’hommes et de chevaux les ont empruntés…traces à jamais disparues au gré des remembrements successifs. Souvent quand je les emprunte je pense à un poète breton Xavier Grall, un amoureux de la nature écoutant le chant du vent, le chant des branches, le chant des hommes et de la mer. Il a écrit entre 1965 et 1972 une suite de billets parus dans  « les Chroniques du Logeco » Voici Chemins 1971.
 

"Je m’y réfugie souvent. J’y vais seul, faisant sonner sur le sol mes sabots de bois, ressassant mes hantises, mûrissant des projets. Ce sont les chemins de Tréhubert que ne fréquente nul touriste : les derniers chemins creux de Bretagne, à quelque cent mètres de chez moi, derrière une lande communautaire. Celui-ci s’en va dans les brandes sèches, criblé de soleil, montant à un paradis de ramiers. Celui-ci s’enfonce dans l’ombre verte, bordé de pierres millénaires, surmonté de vieux chênes. Les chevaux aujourd’hui disparus ont tracé ces sentiers au long des jours de charroi et de moissons. Je crois les voir encore, mêlant leurs folles crinières aux ramures, hennissant sous le bal de grosses mouches.

Et peut-être ne suis-je après tout que le dernier cheval de ces chemins secrets. Cheval tantôt fourbu de peines, cheval tantôt si passionné de sa terre qu’il aimerait la chanter avec son pas lourd sur les bosses du granit. Oui, mes pas aussi ont chanté sur ces chemins quand les autres s’en allaient glorifier leur corps dans la lumière des grèves.

Derniers chemins bretons «  qui s’en vont de travers au lieu d’aller droit » ! Je les sais condamnés par la manie cartésienne de la ligne droite et la fringale moderniste du Génie rural. Et moi je crois que c’est le songe que l’on veux tuer, que c’est le mystère que l’on veut rayer de nos cartes, le moteur est roi, même s’il assassine chaque dimanche la population de bourgades entières qui demandaient à la nature le repos et la paix. Notre environnement est un environnement de sang et de douleur. Mes chemins à moi ne tuent personne. Ils ont rendez-vous avec des blés et des avoines. Et ce qu’ils processionnent sous la banière des genets, c’est la paix. Et ce qu’ils proclament sans bruit, c’est l’accord de l’homme avec sa terre.

Avec moi, c’est toute la poésie du vieux monde qui chemine…"

Voir les commentaires